Citations

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Elle avait puisé ses idées sur l'éducation d'abord dans son âme, et puis dans Jean-Jacques Rousseau et dans Bernardin de Saint-Pierre, ces deux philosophes des femmes, parce qu'ils sont les philosophes du sentiment.


Par: Alphonse de Lamartine

Ajoutée par Savinien le 12/04/2023

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Des gouttes brillantes comme le diamant suintent des parois de la voûte et, tombant par intervalles réguliers, y produisent ce tintement sonore, harmonieux et plaintif, qui, pour les petites sources comme pour les grandes mers, est toujours la voix de l'eau. L'eau est l'élément triste. Super flumina Babylonis sedimus et flevímus. Pourquoi? C'est que l'eau pleure avec tout le monde.


Par: Alphonse de Lamartine

Ajoutée par Savinien le 12/04/2023

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Combien de fois ne m'a-t-elle pas dit, plus tard, en me montrant du doigt les bornes si rapprochées du jardin et de nos champs de Milly: « C'est bien petit, mais c'est assez grand si nous savons y proportionner nos désirs et nos habitudes. Le bonheur est en nous; nous n'en aurions pas davantage en étendant la limite de nos prés ou de nos vignes. Le bonheur ne se mesure pas à l'arpent comme la terre; il se mesure à la résignation du coeur, car Dieu a voulu que le pauvre en eût autant que le riche, afin que l'un et l'autre ne songeassent pas a le demander à un autre qu'à lui! »


Par: Alphonse de Lamartine

Ajoutée par Savinien le 12/04/2023

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D'Alembert, Laclos, madame de Genlis, Buffon, Florian, l'historien anglais Gibbon, Grimm, Morellet, M. Necker, les hommes d'Etat, les gens de lettres, les philosophes du temps, vivaient dans la société de madame des Roys. Elle avait eu surtout des relations avec le plus immortel d'entre eux, Jean-Jacques Rousseau. Ma mère, quoique très-pieuse et très-étroitement attachée au dogme catholique, avait conservé une tendre admiration pour ce grand homme, sans doute parce qu'il avait plus qu'un génie, parce qu'il avait une âme. Elle n'était pas de la religion de son génie, mais elle était de la religion de son coeur.


Par: Alphonse de Lamartine

Ajoutée par Savinien le 12/04/2023

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J'ai peu rencontré de méchants sur ma route, j'ai vécu dans une atmosphère de bonté, de génie, de générosité, d'amour et de vertu, je ne me souviens que des bons. J'oublie sans effort les autres. Mon âme est comme ces cribles où les faveurs d'or du Mexique recueillent les paillettes du pur métal dans les torrents des Cordillères. Le sable en retombe, l'or y reste. A quoi bon charger sa mémoire de ce qui ne sert pas à nourrir, à charmer ou à consoler le coeur?


Par: Alphonse de Lamartine

Ajoutée par Savinien le 12/04/2023

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On aime les lieux où l'on a aimé. Ils semblent nous conserver notre coeur d'autrefois et nous le rendre intact pour aimer encore.


Par: Alphonse de Lamartine

Ajoutée par Savinien le 12/04/2023

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Il est doux aussi de fixer les joies qui nous échappent ou les larmes qui tombent de nos yeux, pour les retrouver, quelques années après, sur ces pages, et pour se dire: « Voila donc de quoi j'ai été heureux! Voilà donc de quoi j'ai pleuré! » Cela apprend l'instabilité des sentiments et des choses; cela fait apprécier les jouissances et les peines, non pas à leur prix du moment, qui nous trompe, mais au, prix seul de l'éternité, qui seule ne nous trompe pas! »


Par: Alphonse de Lamartine

Ajoutée par Savinien le 12/04/2023

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La célébrité n'est que la gloire du jour; elle n'a pas de lendemain.


Par: Alphonse de Lamartine

Ajoutée par Savinien le 12/04/2023

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C'est ainsi que j'expiai par ces larmes écrites la dureté et l'ingratitude de mon coeur de dix-huit ans. Je ne puis jamais relire ces vers sans adorer cette fraîche image que rouleront éternellement pour moi les vagues transparentes et plaintives du golfe de Naples... Et sans me haïr moi-même! Mais les âmes pardonnent là-haut. La sienne m'a pardonné. Pardonnez-moi aussi, vous! J'ai pleuré.


Par: Alphonse de Lamartine

Extrait de: Graziella (1849)

Ajoutée par Savinien le 11/04/2023

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Le premier regret


Sur la plage sonore où la mer de Sorrente
Déroule ses flots bleus au pied de l'oranger,
Il est, près du sentier sous la haie odorante,
Une pierre petite, étroite, indifférente
Aux pieds distraits de l'étranger.

La giroflée y cache un seul nom sous ses gerbes,
Un nom que nul écho n'a jamais répété!
Quelquefois cependant le passant arrêté,
Lisant l'âge et la date en écartant les herbes,
Et sentant dans ses yeux quelques larmes courir
Dit : « Elle avait seize ans! C'est bien tôt pour mourir! »


Par: Alphonse de Lamartine

Extrait de: Graziella (1849)

Ajoutée par Savinien le 11/04/2023

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