Thématique citations : Le bonheur

212 Citations

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Les hommes sont pour la plupart méchants et malheureux. Ils sont méchants parce qu'ils mettent leur bonheur dans la possession d'objets qui ne peuvent être à la fois à plusieurs, comme les honneurs et l'argent, et qu'ainsi le bonheur d'autrui les rend malheureux, et qu'ils ne peuvent, en revanche, être heureux que si leurs semblables souffrent.
De là naissent l'envie, la haine, le mépris; de là naissent les injures, les calomnies, les violences et les guerres.


Par: Emile Auguste Chartier (Alain)

Extrait de: Spinoza (1900)

Ajoutée par Savinien le 01/05/2011

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Quand nous mettons le bonheur dans les choses qui nous manquent, d'autres le voient dans une seule de celles que nous possédons.


Par: Jean Antoine Petit-Senn

 

Ajoutée par Savinien le 28/04/2011

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On peut (sauf les cas de misère extrême et de détresse effroyable) être relativement heureux dans quelque condition que ce soit, pourvu qu'on ne se permette que des désirs en rapport avec sa condition.


Par: Francisque Sarcey

 

Ajoutée par Savinien le 28/04/2011

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Quand nous prendrons conscience de notre rôle, même le plus effacé, alors seulement nous serons heureux. Alors seulement nous pourrons vivre en paix et mourir en paix, car ce qui donne un sens à la vie donne un sens à la mort.


Par: Antoine de Saint-Exupéry

Ajoutée par Savinien le 25/03/2011

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Nous sommes condamnés et encore une fois cette certitude ne me frustre pas de mon plaisir. Cette demi-orange que je serre dans la main m'apporte une des plus grandes joies de ma vie... Je m'allonge sur le dos, je suce mon fruit, je compte les étoiles filantes. Me voici, pour une minute, infiniment heureux. Et je me dis encore: « Le monde dans l'ordre duquel nous vivons, on ne peut pas le deviner si l'on n'y est pas enfermé soi-même. » Je comprends aujourd'hui seulement la cigarette et le verre de rhum du condamné. Je ne concevais pas qu'il acceptât cette misère. Et cependant il y prend beaucoup de plaisir. On imagine cet homme courageux s'il sourit. Mais il sourit de boire son rhum. On ne sait pas qu'il a changé de perspective et qu'il a fait, de cette dernière heure, une vie humaine.


Par: Antoine de Saint-Exupéry

Ajoutée par Savinien le 19/03/2011

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Etes-vous ce qu'on appelle un heureux? Eh bien! Vous êtes triste tous les jours. Chaque jour a son grand chagrin ou son petit souci. Hier, vous trembliez pour une santé qui vous est chère, aujourd'hui vous craignez pour la vôtre; demain ce sera une inquiétude d'argent, après-demain la diatribe d'un calomniateur, l'autre après-demain le malheur d'un ami; puis le temps qu'il fait, puis quelque chose de cassé ou de perdu, puis un plaisir que la conscience et la colonne vertébrale vous reprochent; une autre fois, la marche des affaires publiques. Sans compter les peines de coeur. Et ainsi de suite. Un nuage se dissipe, un autre se reforme. A peine un jour sur cent de pleine joie et de plein soleil. Et vous êtes de ce petit nombre qui a le bonheur! Quant aux autres hommes, la nuit stagnante est sur eux.


Par: Victor Hugo

Ajoutée par Savinien le 12/03/2011

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Acte V, Scène 3


Tu dis vrai. Le bonheur, amie, est chose grave.
Il veut des coeurs de bronze et lentement s'y grave.
Le plaisir l'effarouche en lui jetant des fleurs.
Son sourire est moins près du rire que des pleurs.


Par: Victor Hugo

Extrait de: Hernani (1830)

Ajoutée par Savinien le 08/03/2011

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Il faut vivre tranquille et retiré pour ne pas estimer les hommes et les choses au-delà de leur valeur. Renoncer à tous les préjugés de la société est le premier pas vers la raison et le bonheur.


Par: Johann Georg Zimmermann

Ajoutée par Savinien le 24/02/2011

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Tout le bonheur du monde n'est rien, s'il ne nous rend pas plus heureux en nous-mêmes.


Par: Johann Georg Zimmermann

Ajoutée par Savinien le 24/02/2011

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La plupart de nos besoins sont artificiels: si les objets extérieurs contribuent aussi efficacement à notre bonheur et à notre contentement, ce n'est pas qu'ils y soient absolument nécessaires; mais c'est que nous nous y sommes habitués. Le plaisir qu'ils nous procurent, fait que nous nous persuadons facilement qu'ils sont d'une nécessité indispensable. Mais si nous avions la force de nous en passer, et que nous cherchions en nous-mêmes la félicité que nous attendons du dehors, nous y trouverions souvent beaucoup plus de ressources que dans les choses extérieures.


Par: Johann Georg Zimmermann

Ajoutée par Savinien le 24/02/2011

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Aimer ce qu'on possède, savoir en jouir, savourer les avantages de son état, ne point trop porter la vue sur ceux qui nous paraissent plus heureux, s'appliquer à perfectionner le sien et à en tirer le meilleur parti possible, voila ce qu'on doit appeler être heureux: et je croirais faire une bonne définition, en disant que le plus heureux des hommes est celui qui désire le moins le changement de son état.


Par: Emilie du Châtelet

Ajoutée par Savinien le 31/01/2011

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Un des plus grands secrets du bonheur est de modérer ses désirs et d'aimer les choses qu'on possède.


Par: Emilie du Châtelet

Ajoutée par Savinien le 31/01/2011

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Les plaisirs des sens et du coeur sont sans doute au-dessous de ceux de l'étude. Il n'est pas nécessaire d'étudier pour être heureux; mais il l'est peut-être de sentir en soi cette ressource et cet appui. On peut aimer l'étude et passer des années entières, peut-être toute sa vie, sans étudier; et heureux celui qui la passe ainsi! Car ce ne peut être qu'avec des plaisirs plus vifs qu'il sacrifie un plaisir qu'il est toujours sûr de trouver, et qu'il rendra assez vif pour le dédommager de la perte des autres.


Par: Emilie du Châtelet

Ajoutée par Savinien le 31/01/2011

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Si le présent était notre unique bien, nos plaisirs seraient plus bornés qu'ils ne le sont. Nous sommes heureux dans le moment présent, non seulement par nos jouissances actuelles, mais par nos espérances, par nos réminiscences. Le présent s'enrichit du passé et de l'avenir.


Par: Emilie du Châtelet

Ajoutée par Savinien le 31/01/2011

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Une des choses qui contribue le plus au bonheur, c'est de se contenter de son état, et de chercher plutôt à le rendre heureux qu'à en changer.


Par: Emilie du Châtelet

Ajoutée par Savinien le 26/01/2011

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On n'est heureux que par des goûts ou des passions satisfaites, parce qu'on n'est pas toujours assez heureux pour avoir des passions, et qu'à défaut des passions il faut bien se contenter des goûts.


Par: Emilie du Châtelet

Ajoutée par Savinien le 26/01/2011

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Bonheur


Lorsqu'une porte se ferme sur le bonheur, une autre s'ouvre. Souvent, nous regardons si longtemps la porte fermée que nous ne voyons pas la nouvelle porte qui s'est ouverte pour nous.


Par: Helen Keller

 

Ajoutée par Savinien le 17/01/2011

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Quand on conseille aux hommes de rechercher une vie moyenne, tranquille et assurée, on ne leur dit pas assez qu'il leur faudra aussi beaucoup de sagesse pour la supporter. Le mépris des richesses et des honneurs est facile en somme; ce qui est proprement difficile, c'est, une fois qu'on les méprise bien, de ne pas trop s'ennuyer.


Par: Emile Auguste Chartier (Alain)

Ajoutée par Savinien le 11/01/2011

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Correspondances, lettre 7


Le bonheur d'être de loin de tout ce que j'ai vu sur cette scène d'opprobres qu'on appelle littérature, et sur cette scène de folies et d'iniquités qu'on appelle le monde, m'aurait suffi et me suffira toujours, au défaut du charme d'une société douce et d'une amitié délicieuse. L'indépendance, la santé, le libre emploi de mon temps, l'usage, même l'usage fantasque de mes livres: voilà ce qu'il me faut, si ce n'est point ce qui me suffit.


Par: Nicolas Sébastien-Roch (Chamfort)

 

Ajoutée par Savinien le 09/01/2011

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Le piège, c'est de penser qu'on a le droit d'être heureux.
Nigauds que nous sommes. Assez naïfs pour croire une seconde que nous maîtrisons le cours de nos vies.
Le cours de nos vies nous échappe, mais ce n'est pas grave. Il n'a pas grand intérêt...
L'idéal, ce serait de le savoir plus tôt.


Par: Anna Gavalda

Extrait de: Je l'aimais (2002)

Ajoutée par Savinien le 04/01/2011

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En réalité, les motifs qu'on a d'être heureux ou malheureux sont sans poids; tout dépend de notre corps et de ses fonctions, et l'organisme le plus robuste passe chaque jour de la tension à la dépression, de la dépression à la tension, et bien des fois, selon les repas, les marches, les efforts d'attention, la lecture et le temps qu'il fait; votre humeur monte et descend là-dessus, comme le bateau sur les vagues. Ce ne sont pour l'ordinaire que des nuances dans le gris; tant que l'on est occupé, on n'y pense point; mais dès qu'on a le temps d'y penser, et que l'on y pense avec application, les petites raisons viennent en foule, et vous croyez qu'elles sont causes alors qu'elles sont effets. Un esprit subtil trouve toujours assez de raisons d'être triste s'il est triste, assez de raisons d'être gai s'il est gai; la même raison souvent sert à deux fins.


Par: Emile Auguste Chartier (Alain)

Ajoutée par Savinien le 30/12/2010

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Tout est dans un flux continuel sur la terre: rien n'y garde une forme constante et arrêtée, et nos affections qui s'attachent aux choses extérieures passent et changent nécessairement comme elles. Toujours en avant ou en arrière de nous, elles rappellent le passé qui n'est plus ou préviennent l'avenir qui souvent ne doit point être: il n'y a rien là de solide à quoi le coeur se puisse attacher. Aussi n'a-t-on guère ici-bas que du plaisir qui passe; pour le bonheur qui dure je doute qu'il y soit connu. À peine est-il dans nos plus vives jouissances un instant où le coeur puisse véritablement nous dire: je voudrais que cet instant durât toujours. Et comment peut-on appeler bonheur un état fugitif qui nous laisse encore le coeur inquiet et vide, qui nous fait regretter quelque chose avant, ou désirer encore quelque chose après?


Par: Jean-Jacques Rousseau

Ajoutée par Savinien le 14/12/2010

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L'habitude de rentrer en moi-même me fit perdre enfin le sentiment et presque le souvenir de mes maux, j'appris ainsi par ma propre expérience que la source du vrai bonheur est en nous, et qu'il ne dépend pas des hommes de rendre vraiment misérable celui qui sait vouloir être heureux.


Par: Jean-Jacques Rousseau

Ajoutée par Savinien le 13/12/2010

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On a du plaisir quand on veut en avoir: c'est l'opinion seule qui rend tout difficile, qui chasse le bonheur devant nous; et il est cent fois plus aisé d'être heureux que de le paraître. L'homme de goût et vraiment voluptueux n'a que faire de richesses; il lui suffit d'être libre et maître de lui. Quiconque jouit de la santé et ne manque pas du nécessaire, s'il arrache de son coeur les biens de l'opinion, est assez riche.


Par: Jean-Jacques Rousseau

Ajoutée par Savinien le 12/12/2010

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Non seulement nous voulons être heureux, nous voulons aussi le bonheur d'autrui, et quand ce bonheur ne coûte rien au nôtre, il l'augmente. Enfin l'on a, malgré soi, pitié des infortunés; quand on est témoin de leur mal, on en souffre. Les plus pervers ne sauraient perdre tout à fait ce penchant; souvent il les met en contradiction avec eux-mêmes. Le voleur qui dépouille les passants couvre encore la nudité du pauvre; et le plus féroce assassin soutient un homme tombant en défaillance.


Par: Jean-Jacques Rousseau

Ajoutée par Savinien le 09/12/2010

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Un être vraiment heureux est un être solitaire; Dieu seul jouit d'un bonheur absolu;


Par: Jean-Jacques Rousseau

Ajoutée par Savinien le 09/12/2010

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Le bonheur a ceci de commun avec la sagesse qu'il consiste surtout dans la modération et à savoir être content de peu.


Par: Hyacinthe de Charencey

Ajoutée par Savinien le 04/12/2010

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Nous ne savons pas ce qu'est le bonheur ou le malheur en soit; mais c'est la disproportion de nos désirs et de notre pouvoir qui crée notre misère. L'imagination qui amplifie nos désirs est très dangereuse. L'homme, pour être heureux, doit resserrer son existence en lui, exercer sa volonté et sa liberté dans les limites de sa puissance.


Par: Jean-Jacques Rousseau

Ajoutée par Savinien le 02/12/2010

Catégories:

Jamais les coeurs sensibles n'aimèrent les plaisirs bruyants, vain et stérile bonheur des gens qui ne sentent rien, et qui croient qu'étourdir la vie c'est en jouir.


Par: Jean-Jacques Rousseau

Ajoutée par Savinien le 23/11/2010

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Laissons, laissons aller le monde
Comme il lui plaît, comme il l'entend;
Vivons caché, libre et content,
Dans une retraite profonde.
Là, que faut-il pour le bonheur?
La paix, la douce paix du coeur,
Le désir vrai qu'on nous oublie,
Le travail qui sait éloigner
Tous les fléaux de notre vie,
Assez de bien pour en donner,
Et pas assez pour faire envie.


Par: Jean-Pierre Claris de Florian (Florian)

Ajoutée par Savinien le 23/11/2010

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Le signe le plus assuré du vrai contentement d'esprit est la vie retirée et domestique, et l'on peut croire que ceux qui vont sans cesse chercher leur bonheur chez autrui ne l'ont point chez eux-mêmes.


Par: Jean-Jacques Rousseau

Ajoutée par Savinien le 22/11/2010

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On ne jouit sans inquiétude que de ce qu'on peut perdre sans peine; et si le vrai bonheur appartient au sage, c'est parce qu'il est de tous les hommes celui à qui la fortune peut le moins ôter.


Par: Jean-Jacques Rousseau

Ajoutée par Savinien le 22/11/2010

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Si d'abord la multitude et la variété des amusements paraissent contribuer au bonheur, si l'uniformité d'une vie égale paraît d'abord ennuyeuse; en y regardant mieux, on trouve, au contraire, que la plus douce habitude de l'âme consiste dans une modération de jouissance, qui laisse peu de prise au désir et au dégoût.
L'inquiétude des désirs produit la curiosité, l'inconstance; le vide des turbulents plaisirs produit l'ennui.


Par: Jean-Jacques Rousseau

Ajoutée par Savinien le 22/11/2010

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Les grands besoins naissent des grands biens, et souvent le meilleur moyen de se donner les choses dont on manque est de s'ôter celles qu'on a: c'est à force de nous travailler pour augmenter notre bonheur, que nous le changeons en misère. Tout homme qui ne voudrait que vivre, vivrait heureux.


Par: Jean-Jacques Rousseau

Ajoutée par Savinien le 22/11/2010

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Le plus heureux est celui qui souffre le moins de peines; le plus misérable est celui qui sent le moins de plaisirs.
Toujours plus de souffrances que jouissances: voilà la différence commune à tous. La félicité de l'homme ici-bas n'est donc qu'un état négatif, on doit la mesurer par la moindre quantité des maux qu'il souffre.


Par: Jean-Jacques Rousseau

Ajoutée par Savinien le 22/11/2010

Catégories:

Nous ne savons ce que c'est que bonheur ou malheur absolu. Tout est mêlé dans cette vie, on n'y goute aucun sentiment pur, on n'y reste pas deux moments dans le même état.


Par: Jean-Jacques Rousseau

Ajoutée par Savinien le 22/11/2010

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Dans le règne des passions, elles aident à supporter les tourments qu'elles donnent; elles tiennent l'espérance à côté du désir.
Tant qu'on désire, on peut se passer d'être heureux; on s'attend à le devenir: si le bonheur ne vient point, l'espoir se prolonge, et le charme de l'illusion dure autant que la passion qui le cause.
Ainsi cet état se suffit à lui-même, et l'inquiétude qu'il donne est une sorte de jouissance qui supplée à la réalité.


Par: Jean-Jacques Rousseau

Ajoutée par Savinien le 22/11/2010

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Le grillon


Oh! Oh! Dit le grillon, je ne suis plus fâché:
Il en coûte trop cher pour briller dans le monde.
Combien je vais aimer ma retraite profonde!
Pour vivre heureux, vivons caché.


Par: Jean-Pierre Claris de Florian (Florian)

Ajoutée par Savinien le 16/11/2010

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Le cheval et le poulain


Quiconque jouit trop est bientôt dégouté;
Il faut au bonheur du régime.


Par: Jean-Pierre Claris de Florian (Florian)

Ajoutée par Savinien le 16/11/2010

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Nous sommes si peu faits pour être heureux ici-bas, qu'il faut nécessairement que l'âme ou le corps souffre quand ils ne souffrent pas tous les deux, et que le bon état de l'un fait presque toujours tort à l'autre.


Par: Jean-Jacques Rousseau

Ajoutée par Savinien le 05/11/2010

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Il faut passer sur ces essais, qui tous étaient pour moi des jouissances, mais trop simples pour pouvoir être expliquées. Encore un coup, le vrai bonheur ne se décrit pas, il se sent, et se sent d'autant mieux qu'il peut le moins se décrire, parce qu'il ne résulte pas d'un recueil de faits, mais qu'il est un état permanent.


Par: Jean-Jacques Rousseau

Ajoutée par Savinien le 05/11/2010

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Voilà encore une circonstance de ma vie où la Providence m'offrait précisément ce qu'il me fallait pour couler des jours heureux.
La Merceret était une très bonne fille, point brillante, point belle, mais point laide non plus; peu vive, fort raisonnable, à quelques petites humeurs près, qui se passaient à pleurer, et qui n'avaient jamais de suite orageuse. Elle avait un vrai goût pour moi; j'aurais pu l'épouser sans peine, et suivre le métier de son père. Mon goût pour la musique me l'aurait fait aimer. Je me serais établi à Fribourg, petite ville peu jolie, mais peuplée de bonnes gens.
J'aurais perdu sans doute de grands plaisirs, mais j'aurais vécu en paix jusqu'à ma dernière heure; et je dois savoir mieux que personne qu'il n'y avait pas à balancer sur ce marché.


Par: Jean-Jacques Rousseau

Ajoutée par Savinien le 02/11/2010

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Il me fit un tableau vrai de la vie humaine, dont je n'avais que de fausses idées; il me montra comment, dans un destin contraire, l'homme sage peut toujours tendre au bonheur et courir au plus près du vent pour y parvenir; comment il n'y a point de vrai bonheur sans sagesse, et comment la sagesse est de tous les états.
Il amortit beaucoup mon admiration pour la grandeur, en me prouvant que ceux qui dominaient les autres n'étaient ni plus sages ni plus heureux qu'eux.
Il me dit une chose qui m'est souvent revenue à la mémoire: c'est que si chaque homme pouvait lire dans les coeurs de tous les autres, il y aurait plus de gens qui voudraient descendre que de ceux qui voudraient monter.


Par: Jean-Jacques Rousseau

Ajoutée par Savinien le 01/11/2010

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Le vrai bonheur coûte peu; s'il est cher, il n'est pas d'une bonne espèce.


Par: François-René de Chateaubriand

Ajoutée par Savinien le 27/10/2010

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En renonçant au monde et à la fortune, j'ai trouvé le bonheur, le calme, la santé, même la richesse; et, en dépit du proverbe, je m'aperçois que qui quitte la partie la gagne.


Par: Nicolas Sébastien-Roch (Chamfort)

Ajoutée par Savinien le 26/10/2010

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On est plus heureux dans la solitude que dans le monde. Cela ne viendrait-il pas de ce que, dans la solitude, on pense aux choses, et que, dans le monde, on est forcé de penser aux hommes?


Par: Nicolas Sébastien-Roch (Chamfort)

Ajoutée par Savinien le 26/10/2010

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Préjugé, vanité, calcul: voila ce qui gouverne le monde. Celui qui ne connaît pour règles de sa conduite que raison, vérité, sentiment, n'a presque rien de commun avec la société. C'est en lui-même qu'il doit chercher et trouver presque tout son bonheur.


Par: Nicolas Sébastien-Roch (Chamfort)

Ajoutée par Savinien le 26/10/2010

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Quand on soutient que les gens les moins sensibles sont, à tout prendre, les plus heureux, je me rappelle le proverbe indien: « il vaut mieux être assis que debout, être couché qu'assis; mais il vaut mieux être mort que tout cela. »


Par: Nicolas Sébastien-Roch (Chamfort)

Ajoutée par Savinien le 26/10/2010

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Quand on veut évaluer la condition d'un homme au point de vue de sa félicité, ce n'est pas de ce qui le divertit, mais de ce qui l'attriste qu'on doit s'informer; car, plus ce qui l'afflige sera insignifiant en soit, plus l'homme sera heureux; il faut un certain état de bien-être pour être sensible à des bagatelles; dans le malheur, on ne les sent pas du tout.


Par: Arthur Schopenhauer

Ajoutée par Savinien le 25/10/2010

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L'absence des biens auxquels un homme n'a jamais songé à aspirer ne peut nullement le priver, il sera parfaitement satisfait sans ces biens, tandis que tel autre qui possède cent fois plus que le premier se sentira malheureux, parce qu'il lui manque un seul objet qu'il convoite.


Par: Arthur Schopenhauer

Ajoutée par Savinien le 24/10/2010

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