Citations de Promenades hors de mon jardin, de Alphonse Karr
12 Citations
L'amour est la plus terrible et la plus honnête des passions; c'est la seule qui ne puisse s'occuper de son bonheur sans y comprendre le bonheur d'un autre.
Par: Alphonse Karr
Extrait de: Promenades hors de mon jardin (1856)
Ajoutée par Savinien le 15/12/2020
Je sens bien mieux la présence de Dieu sous le soleil, qui est son regard, devant les sublimes magnificences de la nature, qui sont son ouvrage, que dans une église, ouvrage des hommes, où il y a toujours un peu de mauvais goût et de mesquinerie.
Par: Alphonse Karr
Extrait de: Promenades hors de mon jardin (1856)
Ajoutée par Savinien le 15/12/2020
Je vois bien que l'homme perfectionne tout autour de lui, mais je ne vois pas qu'il se perfectionne lui-même. Or un bossu qui perfectionnerait sans cesse la coupe des habits, et qui ne voudrait ou ne pourrait pas s'occuper de se redresser lui-même, n'en serait pas beaucoup moins bossu pour cela; il arriverait à avoir une bosse congrûment vêtue, une bosse bien mise, mais il aurait toujours une bosse.
Par: Alphonse Karr
Extrait de: Promenades hors de mon jardin (1856)
Ajoutée par Savinien le 15/12/2020
Voltaire disait: « C'est à la Bastille que j'ai fait mes meilleurs vers sur la liberté. » C'est aux exilés qu'il faut demander ce que c'est que la patrie. C'est aux amants malheureux qu'il faut demander ce que c'est que l'amour. C'est dans l'hiver que le poète s'enivre du parfum des roses absentes, des roses qu'il regrette et qu'il espère.
Par: Alphonse Karr
Extrait de: Promenades hors de mon jardin (1856)
Ajoutée par Savinien le 15/12/2020
Les hommes n'admirent volontiers que les choses qu'ils ne comprennent pas et les hommes qui leur font du mal.
Par: Alphonse Karr
Extrait de: Promenades hors de mon jardin (1856)
Ajoutée par Savinien le 15/12/2020
L'égalité ne consiste pas à être tous la même chose, mais à arriver à la même supériorité et à trouver les mêmes droits, chacun dans sa profession. Le bon laboureur est l'égal d'un grand poète et d'un grand homme d'État. - Mais un poète médiocre et un brouillon ou un parvenu sans talents ne sont pas du tout les égaux d'un bon laboureur.
Par: Alphonse Karr
Extrait de: Promenades hors de mon jardin (1856)
Ajoutée par Savinien le 15/12/2020
Cela n'a jamais déshonoré personne, d'être heureux, cela peut tout au plus faire haïr; mais on ne peut être heureux à moins: c'est à prendre ou à laisser. Cela accompagne si régulièrement le bonheur, comme le coassement des grenouilles une belle soirée d'été, qu'il semble que la haine fasse partie du bonheur, et qu'elle avertisse les gens distraits qu'ils sont heureux.
Par: Alphonse Karr
Extrait de: Promenades hors de mon jardin (1856)
Ajoutée par Savinien le 15/12/2020
La Vérité est nue, dit-on, parce qu'elle ne permet pas à tout le monde de la vêtir, parce que chaque siècle ne produit qu'un très petit nombre de ces esprits qui savent la parer sans la voiler, l'habiller sans la déguiser, et qu'elle ne veut pas accepter les modes.
Par: Alphonse Karr
Extrait de: Promenades hors de mon jardin (1856)
Ajoutée par Savinien le 15/12/2020
Assez et trop longtemps les hommes ont surtout accordé leur admiration et élevé des statues à ceux qui leur faisaient du mal, - aux fléaux que la Providence a mis de temps en temps sur la terre, comme elle met des brochets dans les étangs et des reginus dans la mer pour empêcher la trop grande multiplication. Je veux parler des conquérants, des Tamerlans, de ces hommes dont la gloire consistait en ceci: - Avoir fait tuer énormément de leurs compatriotes, mais avoir fait tuer encore plus d'hommes d'un autre pays.
Par: Alphonse Karr
Extrait de: Promenades hors de mon jardin (1856)
Ajoutée par Savinien le 15/12/2020
Un voyage prouve moins de désirs pour ce que l'on va voir que d'ennui de ce que l'on quitte.
Par: Alphonse Karr
Extrait de: Promenades hors de mon jardin (1856)
Ajoutée par Savinien le 15/12/2020
La liberté ressemble à ces beaux cactus, qui, dit-on, ne fleurissent que tous les cent ans, mais qui, en réalité, sont souvent plusieurs années sans étaler au soleil leur splendide corolle de pourpre.
Par: Alphonse Karr
Extrait de: Promenades hors de mon jardin (1856)
Ajoutée par Savinien le 15/12/2020
Si j'aime les peintres et les sculpteurs, - ce n'est pas pour ce qu'ils font; - c'est à cause de ce qu'ils aiment, de ce qu'ils admirent, de ce qu'ils regardent infatigablement comme moi; - c'est parce qu'ils sont de ceux que Dieu met dans le secret de la nature et auxquels il donne gratis entrée au spectacle de ces splendeurs.
Par: Alphonse Karr
Extrait de: Promenades hors de mon jardin (1856)
Ajoutée par Savinien le 15/12/2020
