Année de parution : 1832 Stello est né le plus heureusement du monde et protégé par l’étoile du ciel la plus favorable. Tout lui a réussi, dit-on, depuis son enfance. [...] Cependant il se trouve des jours dans l’année où il est saisi d’une sorte de souffrance chagrine que la moindre peine de l’âme peut faire éclater, et dont il sent les approches quelques jours d’avance. C’est alors qu’il redouble de vie et d’activité pour conjurer l’orage, comme font tous les êtres vivants qui pressentent un danger. Tout le monde, alors, est bien vu de lui et bien accueilli; il n’en veut à qui que ce soit, de quoi que ce soit. [...] Dans cet état, qui précède des douleurs nerveuses auxquelles ne croient jamais les hommes robustes et rubiconds dont les rues sont pleines, il était couché tout habillé sur un canapé, lorsque, par un grand bonheur, la porte de sa chambre s’ouvrit et il vit entrer le Docteur Noir.