Citations
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Acte III, Scène 8
Chère épouse, dit-il en essuyant mes larmes,
J'ignore quel succès le sort garde à mes armes;
Je te laisse mon fils pour gage de ma foi:
S'il me perd, je prétends qu'il me retrouve en toi.
Si d'un heureux hymen la mémoire t'est chère,
Montre au fils à quel point tu chérissais le père.
Par: Jean Racine
Extrait de: Andromaque (1667)
Ajoutée par Savinien le 17/01/2021
Etre homme, c'est précisément être responsable. C'est connaître la honte en face d'une misère qui ne semblait pas dépendre de soi. C'est être fier d'une victoire que les camarades ont remportée. C'est sentir, en posant sa pierre, que l'on contribue à bâtir le monde.
Extrait de: Terre des hommes (1939)
Ajoutée par Savinien le 16/01/2021
Acte IV, Scène 3
J'ai cru jusques ici que c'était l'ignorance
Qui faisait les grands sots, et non pas la science.
Vous avez cru fort mal, et je vous suis garant,
Qu'un sot savant est sot plus qu'un sot ignorant.
Par: Jean-Baptiste Poquelin (Molière)
Extrait de: Les femmes savantes (1672)
Ajoutée par Savinien le 15/01/2021
Acte IV, Scène 2
Il en est, et plusieurs, que pour le bel esprit
Le mauvais goût du siècle a su mettre en crédit:
Mais Monsieur Trissotin n'a pu duper personne,
Et chacun rend justice aux écrits qu'il nous donne.
Hors céans, on le prise en tous lieux ce qu'il vaut;
Et ce qui m'a vingt fois fait tomber de mon haut,
C'est de vous voir au ciel élever des sornettes,
Que vous désavoueriez, si vous les aviez faites.
Par: Jean-Baptiste Poquelin (Molière)
Extrait de: Les femmes savantes (1672)
Ajoutée par Savinien le 15/01/2021
Acte IV, Scène 2
Vos charmes ont d'abord possédé tout mon coeur.
Il a brûlé deux ans d'une constante ardeur;
Il n'est soins empressés, devoirs, respects, services,
Dont il ne vous ait fait d'amoureux sacrifices.
Tous mes feux, tous mes soins ne peuvent rien sur vous,
Je vous trouve contraire à mes voeux les plus doux;
Ce que vous refusez, je l'offre au choix d'une autre.
Voyez. Est-ce, Madame, ou ma faute, ou la vôtre?
Mon coeur court-il au change, ou si vous l'y poussez?
Est-ce moi qui vous quitte, ou vous qui me chassez?
Par: Jean-Baptiste Poquelin (Molière)
Extrait de: Les femmes savantes (1672)
Ajoutée par Savinien le 15/01/2021
Acte III, Scène 6
J'aime à vivre aisément, et dans tout ce qu'on dit
Il faut se trop peiner, pour avoir de l'esprit.
C'est une ambition que je n'ai point en tête,
Je me trouve fort bien, ma mère, d'être bête,
Et j'aime mieux n'avoir que de communs propos,
Que de me tourmenter pour dire de beaux mots.
Par: Jean-Baptiste Poquelin (Molière)
Extrait de: Les femmes savantes (1672)
Ajoutée par Savinien le 15/01/2021
Acte III, Scène 2
Quoi, sans émotion pendant cette lecture?
Vous faites là, ma nièce, une étrange figure!
Chacun fait ici-bas la figure qu'il peut,
Ma tante; et bel esprit, il ne l'est pas qui veut.
Par: Jean-Baptiste Poquelin (Molière)
Extrait de: Les femmes savantes (1672)
Ajoutée par Savinien le 15/01/2021
Acte II, Scène 9
J'aime fort le repos, la paix, et la douceur,
Et ma femme est terrible avec son humeur.
Du nom de philosophe elle fait grand mystère,
Mais elle n'en est pas pour cela moins colère;
Et sa morale faite à mépriser le bien,
Sur l'aigreur de sa bile opère comme rien.
Pour peu que l'on s'oppose à ce que veut sa tête,
On en a pour huit jours d'effroyable tempête.
Elle me fait trembler dès qu'elle prend son ton.
Je ne sais où me mettre, et c'est un vrai dragon;
Et cependant avec toute sa diablerie,
Il faut que je l'appelle, et « mon coeur », et « ma mie ».
Par: Jean-Baptiste Poquelin (Molière)
Extrait de: Les femmes savantes (1672)
Ajoutée par Savinien le 15/01/2021
Acte II, Scène 7
Je n'aime point céans tous vos gens à latin,
Et principalement ce Monsieur Trissotin.
C'est lui qui dans des vers vous a tympanisées,
Tous les propos qu'il tient sont des billevesées,
On cherche ce qu'il dit après qu'il a parlé,
Et je lui crois, pour moi, le timbre un peu fêlé.
Par: Jean-Baptiste Poquelin (Molière)
Extrait de: Les femmes savantes (1672)
Ajoutée par Savinien le 15/01/2021
Acte II, Scène 7
Mes gens à la science aspirent pour vous plaire,
Et tous ne font rien moins que ce qu'ils ont à faire;
Raisonner est l'emploi de toute ma maison,
Et le raisonnement en bannit la raison;
L'un me brûle mon rôt en lisant quelque histoire,
L'autre rêve à des vers quand je demande à boire;
Enfin je vois par eux votre exemple suivi,
Et j'ai des serviteurs, et ne suis point servi.
Par: Jean-Baptiste Poquelin (Molière)
Extrait de: Les femmes savantes (1672)
Ajoutée par Savinien le 15/01/2021
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