Citations

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On partage toujours le déshonneur des personnes à qui l'on s'attache: un mauvais choix marque un mauvais fond.


Par: Claude-Prosper Jolyot de Crébillon (Crébillon fils)

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Nous avions épuisé à souper ce qu'il y avait de plus nouveau en médisance: sans cette ressource, on soutient difficilement la conversation.


Par: Claude-Prosper Jolyot de Crébillon (Crébillon fils)

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L'amant que l'on redoute le plus, est toujours celui que l'on est le plus près d'aimer.


Par: Claude-Prosper Jolyot de Crébillon (Crébillon fils)

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C'est dommage assurément, reprit-elle, que cette idée soit ridicule; par sa nouveauté, peut-être, elle ferait fortune.


Par: Claude-Prosper Jolyot de Crébillon (Crébillon fils)

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On s'attache souvent moins à la femme qui touche le plus, qu'à celle qu'on croit le plus facilement toucher.


Par: Claude-Prosper Jolyot de Crébillon (Crébillon fils)

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J'étais naturellement porté à m'estimer ce que je valais, et il est ordinaire, lorsque l'on pense ainsi, de s'estimer plus qu'on ne vaut.


Par: Claude-Prosper Jolyot de Crébillon (Crébillon fils)

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Acte IV, Scène 3


Seigneur, que par ma mort, ta volonté soit faite,
Car je ne suis qu'un lâche à pousser au tombeau.
Il fallait, il fallait, pour que cela fût beau,
Tandis que tout dormait encor dans la nuit sombre,
M'élancer d'un seul bond vers le château plein d'ombre,
Et franchir les fossés, et dans le granit dur
Planter mes dents, briser mes ongles sur le mur,
Monter, monter toujours jusqu'au balcon de pierre
Qui m'eût attiré l'âme à sa douce lumière,
Jusqu'au réduit charmant et de tous inconnu,
Où sur les blancs coussins palpitait son sein nu;
Et là, sanglant encor, pâle, meurtri, farouche,
Me dressant comme un spectre au chevet de sa couche,
Lui crier d'une voix qui la fasse pâlir:
« Reine, un baiser de toi, puisque je vais mourir! »


Par: Louis Bouilhet

Ajoutée par Savinien le 27/01/2022

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Acte IV, Scène 2


Plus un mot! A son bonheur fidèle,
Si ce n'est pas pour vous, faites cela pour elle.
Oh! Vous l'aimez, monsieur, d'un amour large et fort!
Sauvez-la. Tout amant ose affronter la mort!
Mourir, donner son sang, c'est peu: donnez votre åme,
A l'honneur de la reine, au salut de la femme,
Et, pareil au soldat blessé, quoique vainqueur,
Gardez le calme au front avec la plaie au coeur.
Dieu qui lit dans notre âme au jour de sa justice
Epèlera du doigt la sainte cicatrice,
Et rien ne sera pur, éblouissant et beau,
Comme ce grand amour sorti de son tombeau!


Par: Louis Bouilhet

Ajoutée par Savinien le 27/01/2022

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Acte III, Scène 10


Oui, c'est payer trop cher l'éclat d'une couronne,
Si dans son cercle d'or, mon âme, on t'emprisonne,
Et si le lourd manteau semé de fleurs de lys
Doit, comme un grand linceul, m'étouffer sous ses plis!
Qu'importe à cet État, mon Dieu, qu'importe au monde,
Qu'aux soupirs du malheur ma charité réponde?
Croyez-vous tout perdu pour un mot de pitié
Dont quelque valet ivre a saisi la moitié,
Et craignez-vous vraiment que la France se noie
S'il tombe de mes yeux une larme de joie?
Les froideurs de la cour ne me sauraient charmer.
Ah! Laissez-moi mourir, s'il ne faut plus l'aimer.


Par: Louis Bouilhet

Ajoutée par Savinien le 27/01/2022

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Acte III, Scène 9


Ah! Madame!
Puisque j'ai tout perdu, vous connaîtrez mon âme;
Et ce coeur ignoré qui s'ouvre au dernier jour,
Goutte à goutte, à vos pieds, saignera son amour!
La fortune et le rang, tout s'enfuit, tout s'efface.
Je vous ai bien aimée, et vous le dis en face;
Ma passion profonde était digne de vous!
J'aurais passé ma vie, esclave à vos genoux,
Laissant errer mes yeux dans un charmant délire
De votre doux regard à votre doux sourire!


Par: Louis Bouilhet

Ajoutée par Savinien le 27/01/2022

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